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Tchad : les finances publiques retrouvent des couleurs

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Les recettes des régies financières tchadiennes ont enregistré une nette amélioration au terme du premier trimestre de l’année avec une hausse de 67% comparé à leurs niveaux un an auparavant. Une performance que les autorités attribuent aux mesures mises en œuvre pour renforcer la mobilisation des ressources domestiques dans le cadre de la stratégie de sortie de la crise que le pays traverse depuis quelques années. Malgré ce résultat positif, le ministre des finances se refuse pourtant à jubiler d’autant qu’il y a encore de la marge.

Ce n’est pas encore le bout du tunnel pour le Tchad qui fait toujours face à une conjoncture des plus critiques, mais il y a une amélioration notable des recettes publiques et les autorités ont tenu à le faire savoir. Au terme du premier trimestre de l’année, le pays a en effet enregistré une nette amélioration de la performance de ses régies financières comme l’a mis en évidence, lundi 9 avril à l’occasion d’une conférence de presse, le directeur général du ministère des Finances et du budget Abdoulaye Barh Bachar. Les recettes cumulées sur cette période ont en effet atteint 142 milliards Fcfa contre 87 milliards Fcfa durant le premier trimestre de l’année 2017, ce qui correspond à une progression de 54 milliards ou 67% en pourcentage.

Selon les détails de l’évolution des recettes globales données par le directeur général du ministère, ce sont les réalisations de la Direction générale des impôts (DGI) qui ont connu la plus importante hausse pour s’établir à 105 milliards Fcfa à la fin du premier trimestre 2018 contre 56 milliards sur la même période une année auparavant soit une progression de 87%.

De son coté, la direction générale des douanes et des droits indirects a généré 33,8 milliards Fcfa sur les trois premiers mois de l’année contre 23,6 milliards au premier trimestre 2017 soit une hausse de 40%. De leurs cotés, les Domaines et autres services administratifs ont enregistré une baisse des recettes mobilisées de l’ordre de 67% et 60% mais cette contre-performance qui s’explique selon Abdoulaye Barh Bachar par la mise à disposition tardive des valeurs, est loin d’impacter la bonne dynamique sur laquelle surfe les caisses de l’Etat.

En attendant les retombées de l’accord avec Glencore

Lors de sa conférence de presse, le responsable Tchadien a attribué ces performances aux mesures mises en œuvre par le gouvernement visant « à sécuriser les ressources, à rationaliser et maîtriser les dépenses à l’effet de créer les conditions favorable à reprise de l’économie nationale ». Par ailleurs, d’autres actions et mesures a ont été prises pour « une mobilisation optimale des recettes ». Selon les explications fournies par Abdoulaye Barh Bachar, les perspectives sont tout aussi prometteuses pour le reste de l’année surtout après l’accord provisoire signé le 22 février dernier, entre le Tchad et Glencore relativement à la restructuration de la dette du pays auprès de la multinationale.

L’accord permet en effet et pour rappel, au pays de bénéficier de deux années de grâce dans le remboursement de sa colossale dette qui a considérablement grevé les ressources publiques du Tchad déjà malmené par la baisse des cours du pétrole entamée à partir de 2014. Selon le ministère tchadien des finances, les retombées de cet accord sont attendues à partir du second trimestre de l’année et les bénéfices n’ont pas été enregistrés sur les trois premier mois de l’année.

Sur la bonne voie mais…

Selon les explications du ministère tchadien des finances, « pour la première fois depuis le début de la crise, les salaires des agents publics sont payés par le trésor public sans appui extérieur et sans endettement ». Toutefois, en dépit de la relative bonne santé qu’affichent les finances publiques tchadiennes en ce début d’année ainsi que les perspectives, les autorités se refusent encore à jubiler et rappellent que « la situation reste encore précaire ».

Prudence donc car comme le département des finances et du budget le souligne, « les finances publiques demeurent encore fragiles et leurs équilibres reste tributaire des partenaires dans la mesure où le trésor public peine à honorer les titres publics arrivés à échéance ». Le ministre tchadien des Finances et du budget n’a d’ailleurs pas manqué de le réaffirmer à travers une note explicative dans laquelle il a reconnu que « le plus grand défi reste la relance de l’économie nationale via le redémarrage des investissements publics gelés du fait de la conjoncture ».

En terme clair et comme l’a mis en évidence Abdouaye Sabre Fadoul, le Tchad qui a dû recourir à l’assistance financière du FMI, est « certes sur la bonne voie mais il est loin d’être définitivement sorti de toutes les difficultés qui demeurent nombreuse et qui imposent davantage de rigueur dans la gestion publique ». Les efforts de redressement vont donc se poursuivre et selon le ministre tchadien qui insiste sur l’amplification des mesures d’assainissement en cours ainsi que le renforcement de la mobilisation des ressources internes d’autant plus qu’il existe une marge importante en matière de recouvrement des recettes publiques. Pour le ministre, “la consolidation et la poursuite des réformes en cours ainsi que la mobilisation de tous est une nécessité absolue, afin de sortir notre pays du marasme économique et social dan lequel il est englué”. Du chemin donc encore à faire pour le pays d’Idriss Déby qui a payé un lourd tribu à la conjoncture économique, laquelle a aussi fortement et négativement impacté le climat social du pays.

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