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Le marché américain à la rescousse du cacao ouest-africain

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(BBCI FINANCE) – Le cacao produit en Afrique de l’Ouest pourrait reprendre de la valeur, après la baisse des prix occasionnée par une surproduction entre 2016 et 2017. Un changement qui s’explique par le nouvel engouement des acheteurs nord-américains pour la fève ivoiro-ghanéenne qui se négocie jusqu’à 300 dollars la tonne de plus qu’à Londres.

La nouvelle récolte ouest-africaine de cacao, notamment en provenance de la Côte d’Ivoire et du Ghana, vient de trouver preneur. En effet, les négociants se préparent à rediriger leurs réserves vers le marché nord-américain où le cacao se négocie avec un écart de prix de 200 dollars la tonne entre les places de New York et Londres. Une évolution du marché qui signifie une bouffée d’oxygène pour le marché du cacao ouest-africain en crise depuis 2017.

La fève camerounaise ne convainc pas

Une différenciation qui s’explique par l’arrivée de fortes livraisons de cacao en provenance du Cameroun sur le marché britannique. Cet écart permet aux commerçants de réaliser du profit sur la fève ouest-africaine, même en prenant en compte les frais d’expédition, d’importation et de stockage dans les entrepôts américains.

Les livraisons prévues pour juillet se négocient à quelque 220 dollars la tonne de plus que les contrats à terme de Londres pour le même mois, alors que les contrats pour le mois de mai dépassent les 300 dollars de différence. La perte de valeur de la place de Londres s’explique par l’arrivée de grandes quantités de fèves en vrac en provenance du Cameroun et dont les certificats sont proches de l’expiration et qui pourraient ne pas être renouvelées, ce qui complique leur revente.

  Frilosité des fonds spéculatifs

L’entrée en jeu des fonds spéculatifs est également à noter vu qu’ils sont généralement plus attirés par le marché de New York. Parallèlement des fonds spéculatifs de référence sur le marché de Londres et un mastodonte comme Olam ont fait marche arrière sur le marché de Londres participant à la baisse de valeur du cacao camerounais.

La crainte de voir les autorités sanitaires américaines refouler les cargaisons de cacao en vrac en provenance du Cameroun a également un effet épouvantail sur les revendeurs britanniques désireux d’écouler leurs stocks sur la place de New York. Le cacao ouest-africain devrait bénéficier également de l’explosion de la demande asiatique où le fournisseur d’excellence, tant pour le marché d’Asie comme nord-américain, à savoir l’Indonésie, est passé du jour au lendemain d’exportateur à importateur net à cause de l’expansion de l’industrie de transformation.

 

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