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Agroalimentaire : au Cameroun, l’appel à une production de qualité pour conquérir l’UE

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(BBCI FINANCE) – Près de deux ans après l’entrée en vigueur de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Cameroun, ce pays d’Afrique centrale peine encore à se démarquer en termes de compétitivité. Une donne qu’ambitionne de changer le Centre technique agroalimentaire du Cameroun (CTA-Cam) qui lance une campagne de sensibilisation et de formation destinée aux entreprises du secteur . Objectif : améliorer la qualité des produits et des process.

«On ne peut être émergent sans avoir la capacité de mettre à la disposition des consommateurs des produits manufacturiers. Parce qu’aujourd’hui, il n’est plus question simplement de tout importer. Il faut plutôt aller conquérir des parts de marché dans la sous-région, le Continent et à l’Union européenne».

C’est en ces termes que s’est exprimé mardi 24 avril Jacquis Tchabgou Kemleu, président du comité d’orientation du Centre technique agroalimentaire du Cameroun (CTA-Cam), un groupement d’intérêt économique lancé en juillet 2017 à partir d’un partenariat public-privé. Sa mission : accompagner le développement de l’industrie agroalimentaire camerounaise en vue d’améliorer ses performances par, entre autres, l’amélioration de la qualité des produits et des procédés technologiques, l’adoption des normes et bonnes pratiques d’hygiènes et de fabrication, la formation et l’innovation.

Pour inscrire le secteur agroalimentaire locale dans cette marche vers l’«émergence», le CTA-Cam lance une campagne de sensibilisation auprès des entreprises pour la production de produits de qualité. L’objectif pour l’institution est de permettre au secteur de tirer parti de l’accord de partenariat économique (APE) signé par les autorités camerounaises et l’Union européenne (UE) et entrée en vigueur début août 2016.

Pour la compétitivité du «Made in Cameroon»

Pour rappel, le deal conclu dans le cadre de cet APE consiste à donner libre accès au marché européen aux ananas et au cacao du Cameroun, en contrepartie du démantèlement sur 15 ans des barrières tarifaires imposées aux importations européennes.

Si cet accord ne fait toujours pas l’unanimité tant au niveau national que sous-régional -certains dénoncent l’avantage donné à l’UE au détriment du Cameroun, le CAT-Cam estime que les entreprises ont de quoi en tirer parti, si elles améliorent la qualité de leurs produits. «La qualité des produits est le nœud gordien, parce qu’il n’y a plus de barrières tarifaires entre le Cameroun et l’UE», a expliqué Kemleu.

Le CTA-Cam est en train de finaliser la mise en place de son laboratoire dûment accrédité d’analyses des produits agroalimentaires et dès le 7 mai prochain démarre une série de formations dédiées aux entreprises agroalimentaires. Et leurs produits passeront à la loupe dudit laboratoire avant toute exportation. La campagne de sensibilisation en cours consistera en un tour du Cameroun, région par région, afin de garantir l’accompagnement de tous les acteurs, selon les explications du président du comité d’orientation :

«Il s’agit pour nous d’entrer dans le système de management de qualité, d’avoir la capacité de dire si une matière première ou un produit fini, fait localement ou importé, répond aux standards […] Nous ne voulons plus que ce qu’on appelle en biologie “l’action microbienne” se rencontre dans un produit “made in Cameroon” ».

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